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Poésie (in)citation *18

Petite anthologie de nos nouveautés par l'espace Littérature

 

 

 

     

Rae Armantrout

 

HIVER

 

1

 

Tâtonner à la recherche du nerf vivant

sous strate morte.

 

Ce n’est pas une question de mensonges.

 

Mais quand mes pensées s’éloignent comme des chiens méchants –

 

Tu me touches. Je suppose

que tu contrefais le désir.

 

2

 

J’aimais jadis être secouée. En voyant rouler les nuages – j’aurais pu sentir : « Coïncidence fatidique des turbulences intérieures et au-delà ».

 

3

 

« Autrefois j’aimais la nature », dis-je.

 

(L’image de la demoiselle rustique est avancée.)

 

Pour preuve je nommais les plantes au bord de la route.

 

Pyracantha – buisson ardent.

 

Tu m’aurais enflammée

 

Extrémités suivi de L’Invention de la faim / traduit par Martin Richet – Corti, 2016 (Série américaine)

 

Autres ouvrages de Rae Armanrout à la bibliothèque. 

Biographie de l'auteur dans Poetry Foundation.

Autre extrait et prolongements  dans remue.net.

 

 

 

     

Richard Brautigan

 

Roméo et Juliette

 

Si tu veux mourir pour moi,

je mourrai pour toi

 

et nos tombes seront comme deux amants nettoyant

leurs vêtements ensemble

dans une laverie automatique.

 

Si tu veux apporter la lessive

j’apporterai le détachant.

 

 

Énigme policière

façon Dashiell Hammett

 

À chaque fois que je quitte ma chambre d’hôtel

            ici à Tokyo

je fais les quatre mêmes choses :

            je vérifie mon passeport

            mon carnet

            un stylo

            et mon dictionnaire

            japonais-anglais.

 

Le reste de la vie est un mystère total.

Tokyo 26 mai 1976

 

C’est tout ce que j’ai à déclarer / traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Beauchamp, Frédéric Lasaygues et Nicolas Richard. – Le Castor Astral, 2016

 

Ouvrages de Richard Brautigan à la bibliothèque.

Notice sur l'auteur dans Les écrivains du Montana.

Notes de Christian Désagulier dansSitaudis et de Jean-Paul Gavard-Perret dans lelitteraire.com.

Vidéo : Le choix de Mathias Malzieu dans La Grande Librairie.

 

 

     

Antoine Emaz

 

ETC.

 

stèles bornes balises traces restes d’une vie plus ou moins vide selon les jours parfois seulement d’attente mais toujours les mots et l’air ou de l’encre et du blanc même s’il n’y a pas de sens au bout dans les yeux continue ce mouvement de vague qui porte jusqu’en bord de plage une écume presque mousse de paroles qui se perd doucement en bruissant sur le sable ou début d’une nouvelle page et ainsi de suite dans la houle aussi variable que monotone du temps qui use en passant délave érode effrite ces blocs de langue ou roches noires de texte qui demeurent un peu comme balises traces restes etc.

         ---

27.10.2013

 

autant ne pas

en vouloir

à on ne sait qui quoi

pas même soi

 

 

ainsi au moins

on marche à peu près droit

dans le vent qui divague

autour

comme un chien fou

et doux

 

Limite – Tarabuste, 2016

 

Autres livres d' Antoine Emaz à la bibliothèque.

Lire une critique d'Anne Malaprade dans Poezibao, de Jacques Morin dans Poezibao, de Jean-Paul Gavard-Perret dans lelitteraire.com, de Jacques Josse sur son blog Jacques Josse : notes de lectures, infos livres, éditions...

Découvrir un autre extrait de Limite dans Littérature de partout.

François Bon, le vidéo-journal, #627

 


 

     

Liliane Giraudon

 

L’AMOUR EST PLUS FROID QUE LE LAC

 

« Derrière le poème il n’y a

 pas d’état psychologique parce

qu’une  fois  le  poème écrit,  le

                                                                                                                                         poète est mort. »

Keith Waldrop

 

consigner les coïncidences

                                           les angles les sons des étoiles

mortes encore visibles

 

nous par exemple

 

avez-vous faim

avez-vous froid

 

tourterelle    reviens

                               reviens chanter sur ma fenêtre

 

qu’est-ce que c’est « rapide »

 

Une douleur atmosphérique   La vie que je vis   Le livre que je n’écris pas   Seule entre la tour et le pendu   Il a bien dit atmosphérique    Tout ça c’est une histoire de famille    Lignée minérale     Quelque chose d’encore plus fondamental et répugnant   Bloc rose lilas   Cyclamen proche du raisin   Formant relief   Parmi le cuir des feuillages

 

du carnassier agrandi

 

orchidée ou café au lait du pareil au même

 

la forme de l’eau

 

voilà pourquoi Macbeth assassine le sommeil

 

L’amour est plus froid que le lac – P.O.L, 2017

 

Autres livres Liliane Giraudon à la bibliothèque.

Site de l’écrivain.

Note de lecture d'Anne Malaprade dans Poezibao. 

Entretien d'Emanuèle Jawad dans Diacritik.

Liliane Giraudon lit quelques pages de L'amour est plus froid que le lac à l'occasion de la parution de l'ouvrage aux éditions P.O.L, à Paris le 28 novembre 2016.

 

 

 

     

Agota Kristof

 

Jours perdus

 

Le silence tombe sur les arbres la pâle forêt

se penche jusqu’à la terre quelque part ton visage est blanc

fatigué tu penses à moi qui

n’aimais que la façon dont tes yeux se refermaient et en eux

le chagrin qui m’accompagne depuis que je suis née

les mouvements

les cascades aux couleurs de cendre

les aubes portant à travers les champs sales

leur tristesse

 

Une sorte d’oiseau malmené volait là-haut son aile d’hiver

tailladait des blessures gémissantes dans le ciel

et de nouveau je me tenais là devant la maison où

tu m’avais embrassée jadis

 

La pâle forêt se penche sur ses branches lasses

un vent sans but s’y balance les jours perdus

défilent vers moi débraillés décolorés

comme les nuages

 

Clous = Szögek / traduit du hongrois par Maria Maïlat – Zoé, 2016

 

Autres livres d' Agota Kristof à  la bibliothèque.

Lire une critique dans litteraturehongroise.fr et de Michel Ménaché dans CCP.

  

 

 

     

Jean-Jacques Viton

 

peut-on oublier son propre nom d’un seul coup pourrait-on le retrouver du regard sur un mur on ne veut pas laisser ce moment captif du rien ni signe ni message retenu dans l’espace garanti préparer le hasard aux faux récit qui veut attirer comment chercher une perte dans une boîte pleine suivre sans le rencontrer un fabricant de secret vision de cendres humaines glissant sur l’eau noter l’insignifiance permet de fuir l’insignifiance le hasard se recherche par hasard chasse nulle

 

cette histoire n’est plus la nôtre mais à qui la voudra – P.O.L, 2017

 

Autres livres de  Jean-Jacques Viton à la bibliothèque.

Biographie de Jean-Jacques Viton sur le site des éditions P.O.L

Lire une critique de Jean-Paul Gavard-Perret dans lelitteraire.com, de Jean-Philippe Cazier dans Diacritik, d'Eric Houser dans Sitaudis.

Lire un autre extrait de l'ouvrage dans l'(anthologie permanente) de Poezibao.

 

 

 

     

Müesser Yeniay

 

Mère a fait bouillir le lait de jument. Le foyer nous a réchauffées, comme le soleil de cette tente. Comme toujours, j’ai renvoyé le lait là où il devait rester dans mon ventre. Le bol, collé à ma bouche, était chaud entre mes mains, je l’ai senti. Ne vous demandez pas si une fille de la steppe réfléchit autant. Les pensées sont mes amies au milieu de l’indolente platitude et puis aussi les agneaux, qui alignent les montagnes de l’Altaï.

 

La rumeur ne cesse jamais ici, nos compagnons de vie, les animaux sont pleins de joie de vivre. Grand-mère est toujours lasse de promener les nuages dans ses cheveux blancs ; elle range la tente et ses alentours. Elle est quand même satisfaite de vivre sur cette herbe verte, qui est  aussi tordue que ses pieds.

 

Ainsi disent-ils / traduit du turc par Claire Lajus, préface de Michel Ménaché – Bruno Doucey, 2016

 

Note de lecture dans Kedistan.

Biographie de l'auteur dans Recours au poème.

Lire d'autres extraits de Ainsi disent-ils dans Levure littéraire.

 

 

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