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Poésie (in)citation *17

petite anthologie de nos nouveautés par l’espace Littérature

Poesieincitation5 Ent

 

  

   

Tahar Bekri

 

Casablanca, Riadh Salam

 

Il regarda l’océan infini immense mouvant

Je ne suis ni mouette pour caresser tes vagues

Ni barque pour aider la traversée des errants

Mais le grain de sable au large de tes écumes

Et j’imagine le continent par-dessus ton épaule

A l’autre bout de l’horizon de fortune

Nos filets remplis de l’étendue des mystères

Dans les bras du soleil couchant

Tu nourriras ma rumeur de ta lumière

Je tairai ton silence dans la fureur des prétendants

Que de voyageurs immobiles

Tu as surpris dans le tourbillon des mirages

Debout comme des phares inutiles

Ai-je ta fougue indifférente à la fuite du jour

Pour crier à l’évanescence de l’Histoire

Ne laissez pas mourir l’envol des songes

Sur les pas des soirs enchaînés à la Nuit.

 

Mûrier triste dans le printemps arabe /  illustration de Jean-Michel Marchetti – Al Manar, 2016

 

Autres livres de Tahar Bekri à la bibliothèque.

Site de l’écrivain.

Notes de lecture de Khalid Lyamlahy dans CCP, de Tanella Boni dans Africultures, de Djalila Dechache dans Babel Med

Vidéo d'une rencontre avec Tahar Bekri, lors du Festival Plein Sud en 2011.

 

 

 

   

 

Laura Kasischke

 

EX-FEMME

 

Ça y est, tu me manques.

Les premières années j’étais occupée

à défaire les cartons et à nommer les chauves-souris

(certaines chantent comme des sifflets-diapasons

certaines grincent des dents dans le grenier)

 

et il fallait tailler les haies

et il y avait les pêches au printemps

(je les mangeais vertes, toutes

et parfois j’en hurlais

tellement j’avais mal)    mais à présent

 

les chauves-souris ne m’intéressent plus

et j’ai laissé les haies se consumer

comme des murs poussant sans contrainte.    Cela me rend

nerveuse de regarder les pêches

se flétrir sur les arbres

comme les seins des vieux messieurs.

 

Mariées rebelles / traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy – Page à Page, 2016

  

Autres livres de Laura Kasischke la bibliothèque.

Note de lecture de Marc Wetzel dans Traversées.

Entretien avec l'auteur par Les Liseuses de Bordeaux.

Lire d'autres textes de l'ouvrage dans Un nécessaire malentendu et  dans l'(anthologie permanente) de Poezibao

Vidéo d'une table ronde American Poets du Festival America 2016 et Lecture de Mariées rebelles - avec Véronique Ovaldé et Florent Marchet, à la Maison de la poésie.

 

 

   

 

Jean-Paul Klée

 

tendresse couronnée

 

cour d’Oxford la lumière y

fleurissait On vivrait

pas mal ainsi Le bazar oriental

a établi petit potager qui là, sur

cailloux produira de l’incongrü

Trente-neuf piliers passa

blement violets ou citron &

bleu clair dessinent l’Oasis,

qu’un firmament poignera !...

C’est fugace guérison d’avoir pris

tout ce soleil dans le dos j’ai

rechargé l’organum & la

chanson d’opéra ne finisse d’issi

le soir cou coupé ?...

Visiblement la Nuit attirera

d’incroyables papillons c’était

l’impérissable manteau d’une Couronnée,

dont le Japon a triomphé !...

Oh subtilités mon vieux pié a

couru toute la vie après les

colibris & l’oiseau-paradis !...

 

Cœur qui comme le mien ira décoloré parmi les fleurs / illustrations d’Isabelle Valdelièvre

Editions des Vanneaux, 2016 (L’Ombellie)

 

Autres livres de Jean-Paul Klée la bibliothèque.

Note avec dossier, entretien et textes de Jean-Paul Klée dans Luxiotte.

Lire une critique de Jacques Morin dans Poezibao.

 

 

   

Edgar Lee Masters

 

HAMLET MICURE

 

Une fièvre persistante provoque bien des visions :

J’étais à nouveau dans la petite maison

Avec son magnifique champ de trèfles

Courant jusqu’à la clôture,

À l’ombre du chêne

Aux branches duquel, enfants, nous nous balancions.

Non, en réalité la petite maison était un manoir

Entouré d’une pelouse donnant sur la mer.

J’étais dans la chambre où petit Paul

Suffoquait, victime d’une diphtérie.

Non, en fait ce n’était pas cette chambre…

Mais plutôt un jardin d’hiver inondé de soleil,

Ceint de fenêtres à meneaux,

Et un homme en manteau sombre,

Portrait craché d’Euripide,

Occupait une chaise.

Il était venu me rendre visite, ou l’inverse…

Je ne saurais dire.

On entendait le ressac, le trèfle frémissait

Sous une brise estivale ; petit Paul est venu à la fenêtre

Avec des fleurs de trèfles, et a souri.

J’ai alors demandé : « Qu’est-ce que le ‘divin désespoir’, Alfred ? »

« Oui, mais ce n’est pas le divin désespoir qui s’exprime là. »

« Mon pauvre ami, a-t-il répondu, voilà précisément pourquoi le désespoir

Était divin. »

 

Spoon River / traduit de l’américain par Gaëlle Merle – Allia, 2016

 

Note de lecture d' Eric Darsan.

Biographie de l'auteur dans Poets.org

 

 

   

Hala Mohammad

 

La poésie est la voix des absents

 

    Des vastes espaces du silence en Syrie, nous avons saisi la voix de l’absence. Les papillons cueillaient leurs couleurs.

    Dans les villes oubliées, mortes, dans les souks des plus vieilles cités de l’Histoire, la liberté négociait avec le temps.

    Dans les jardins privés, nous l’avons saisie, cette voix, sur une terrasse dans l’imaginaire, sur un tatouage bleu, et sur les chardons encerclant les murailles des prisons.

    Des fêtes et du vacarme des célébrations de la vie quotidienne – notre art de vivre – nous l’avons saisie…

    Des vastes champs du silence auxquels les absents se sont confiés pour que le poème ne s’achève pas…

    Et le poème ne s’achève pas, le passé ne se complète pas, et la fenêtre est sur le point d’étouffer par l’absence

    Un silence s’est accroché à mes poèmes depuis le début, et nous nous tenions la main dans les moments de bonheur à contempler le spectacle sous nos yeux

    Aujourd’hui je la perçois cette voix…

    Tintement de l’absence , tristesse, émigration de papillons dans le blanc, cloches du silence, tentes

    …

    Et la fenêtre est sur le point d’étouffer.

 

---

 

Les papillons

Emigrant avec les familles

Sur les ballots

Sur les fleurs des robes des filles

Dans les poches des grand-mères

Dans les supplications des mères,

À la frontière

Ils ont ôté leurs couleurs

Et sont entrés dans leur exil

Photo souvenir

En noir et blanc.

 

Ce peu de vie / traduit de l’arabe (Syrie) par Antoine Jockey – Al Manar, 2016 (Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée)

 

Notice sur l'auteur sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature.

Lire un entretien avec Jean-Marie Dihn dans Le Vent se lève.

Vidéo d' un entretien avec Hala Mohammad, Festival Liberté en 2012.

 

 

   

Geoffrey Squires

 

Percevoir les gens là où ils ne sont pas

leurs murmures dans les feuilles remuées

leur présence dans la présence des arbres

leur amoncellement les uns sur les autres

 

Un coup de vent soudain une agitation

de toutes parts qui passe

aussi vite qu’elle est venue

et à nouveau l’immobilité

l’immobilité étrange des arbres

l’immobilité étrange qu’ont les arbres

 

Poèmes en trois sections / traduit de l’anglais (Irlande) par François Heusbourg – Unes, 2016

 

Autres livres de Geoffrey Squires la bibliothèque.

Note de lecture de Jean-Paul Gavard-Perret dans Sitaudis.

Lire un autre extrait de l'ouvrage dans Littérature de partout.

 

 

   

Yannick Torlini

 

la nuit les pierres et, cette étrange résonance cette étrange, en vous, que restera-t-il à dire que restera-t-il en vous, cette étrange, lorsque tout aura été dit quelle, étrange résonance en vous, la nuit les pierres, et votre patience la nuit les pierres pourtant votre patience tout aura été dit, que restera-t-il, des mots dans vos bouches et le bruit, des mots que restera-t-il en vous lorsqu’il ne restera plus : rien. vos dents les stèles, vos yeux les collines, vos gorges les forêts sans arbres. quelle résonance de vos corps, dans ce désastre, de vos corps quelle résonance restera-t-il que restera-t-il, une fois que tout se sera : effondré.

maintenant

quelque chose se,

déplace,

en vous maintenant se

déplace

quelque chose

traverse se

déplace, se

en vous

quelque chose.

de la guerre dans : la guerre et, ce qui se brise trébuche appelle. ce qui appelle maintenant. vous taisez ce silence en silence vous demandez, vous, ce silence taisez vous, demandez, en silence ce, silence vous, vous demandez taisez ce, ce silence taisez en demandez vous, en silence, vous taisez, en silence demandez, taisez vous, en silence ce silence vous vous, taisez, demandez en silence, ce silence. maintenant. ce qui trébuche appelle. maintenant.

 

 Seulement la langue, seulement – Dernier Télégramme, 2016

 

Autres ouvrages de Yannick Torlini à la bibliothèque.

Site de l'auteur.

Notes de Jean-Paul Gavard-Perret dans lelitteraire.com, de François Huglo dans Sitaudis, dans le blog de Laurent Albarracin

Lire un autre extrait de l'ouvrage dans l'(anthologie permanente) de Poezibao et dans Ce qui reste.

Ecouter une lecture de Yannick Torlini de Seulement la langue, seulement.

 

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